Offre de Stage de Master 2 / Césure Ecole d’ingénieur

Tetiaroa

Domaine : Chimie analytique/entomologie/botanique

Sujet : Etude de la toxicité d’extraits de plantes indigènes et patrimoniales de la Polynésie française sur les larves de moustiques introduits Aedes (Stegomyia) spp.

Contexte scientifique:
La Polynésie française est confrontée à une problématique de santé publique liée à la prolifération
de moustiques introduits Aedes (Stegomyia) spp. (Culicidae) qui sont vecteurs de maladies telles que
la dengue, le Zika et le chikungunya (Richard & Cao-Lormeau, 2019). La lutte contre ces insectes
hématophages à travers l’utilisation de produits chimiques présente des risques pour
l’environnement et la santé humaine (Rani et al., 2021). Face à ce défi, les recherches se tournent de
plus en plus vers les ressources naturelles locales, notamment les plantes indigènes (« natives ») et
patrimoniales (d’ancienne introduction polynésienne). La Polynésie française, avec sa diversité
d’espèces végétales dont certaines sont utilisées en pharmacopée traditionnelle (Florence & Moretti,
2005 ; Pétard, 2019), offre un potentiel riche pour le développement de produits naturels contre les
moustiques et notamment leurs larves. L’étude de la toxicité d’extraits de ces plantes sur les larves
de moustiques constitue une piste prometteuse pour développer de nouvelles méthodes de lutte
biologique, plus respectueuses de l’environnement que les insecticides chimiques couramment
utilisés (Ciccia et al., 2000; Nunes et al., 2014). Cette approche s’inscrit dans une démarche globale
de valorisation du patrimoine naturel polynésien et de recherche de solutions durables pour faire
face aux enjeux sanitaires.


Mots-clés : Aedes (Stegomyia), extraction chimique, HPLC, plantes indigènes


Objectifs du stage :
Le but de ce stage est d’évaluer le potentiel larvicide d’extraits de plantes indigènes et d’ancienne
introduction polynésienne sur les larves de moustiques introduits Aedes (Stegomyia) spp.
Le développement de protocoles d’extraction (ultrason, soxhlet, macération, etc.), de purification,
d’analytique et de test de toxicité permettra de déterminer les composés actifs responsables de
l’activité larvicide.
Les analyses spectrométriques et spectroscopiques des métabolites secondaires isolés seront
réalisées afin de caractériser les molécules d’intérêts.
Missions :
Etude bibliographique sur les plantes indigènes et les métabolites secondaires avec des activités
toxiques sur les larves de moustiques et autre insectes, les procédés d’extraction, de purification et
de tests d’activités.
Identification et collecte des plantes cibles sur le terrain.
Extraction par solvant (ultrason, soxhlet, macération, etc.) des plantes, puis fractionnement des
extraits par chromatographie.
Mise en place d’une méthode analytique chromatographique pour la détection des métabolites
secondaires d’intérêt.
Mise en place d’un protocole de test de toxicité et l’évaluation de l’activité larvicide de moustique.
Connaissances requises :
Etudiant de M2 ou école d’ingénieur. Formation en chimie analytique et extractive, sciences
pharmaceutiques, botanique.

Période de stage : 6 mois minimum dates flexibles d’avril à décembre 2026 (6 mois).
Contacts : Raimana HO (MCU) : raimana.ho@upf.pf; Jeremy Yune (MCU): jeremy.yune@upf.pf,
Hervé Bossin (CR) : hbossin@ilm.pf; Jean-Yves Hiro Meyer (CR) : jeanyves.meyer@administration.gov.pf


Date limite de candidature : 1er avril 2026

Détail de l’offre : Stage UPF 2026 – Etude de la toxicité d’extraits de plantes de la Polynésie française sur les larves de moustiques