En 2025, 105 signalements d’intoxication enregistrés via la plateforme CIGUAWATCH de l’Institut Louis Malardé.
En 2025, 105 signalements, impliquant 157 personnes, ont été enregistrés par le réseau de surveillance de la ciguatéra de Polynésie française, coadministré par l’Institut Louis Malardé et l’ARASS. A l’échelle du territoire, le nombre de cas semble se stabiliser, avec cependant des écarts importants entre les archipels d’une année à l’autre. C’est notamment le cas des Gambier avec 42 cas déclarés en 2025, contre 4 en 2024 et 0 en 2023 et 2022.
Tous les archipels sont concernés, les Tuamotu en tête. 45 % des personnes intoxiquées avaient déjà contracté la ciguatéra, parfois plus de dix fois, témoignant d’une exposition élevée à ce risque pour les habitants de Polynésie française. Dans 8 cas sur 10, les premiers symptômes apparaissaient dans les douze heures, avec une composante neurologique légèrement prédominante, suivie de troubles digestifs et d’atteintes cardiovasculaires. Les mérous/loches et poissons-perroquets ont été responsables du plus grand nombre d’évènements toxiques enregistrés. En outre, 65 % des produits marins incriminés provenaient de la pêche personnelle ou de don.
Pour rappel, la ciguatéra n’étant pas à déclaration obligatoire en Polynésie, ces chiffres sous-estiment la situation réelle. Téléchargez le bilan 2025 et ceux des années précédentes sur la page de l’initiative régionale CIGUAWATCH: https://ciguawatch.ilm.pf/
Références:
Gatti Howell C. (2026). La Ciguatéra en quelques chiffres – Bilan 2025. (https://ciguawatch.ilm.pf/)
Partenaires:
Institut Louis Malardé (www.ilm.pf)
ARASS (https://www.service-public.pf/arass/qui-sommes-nous)

